Retour sur les vacances de Noël – Enfin !

Oui, je sais, c’est bizarre de parler de Noël à ce moment de l’année. Mais encore une fois, bien sûr que nous sommes touristes, mais nous sommes surtout travailleurs. Alors tant pis pour le décalage.

Retour sur Noël

Cette année, le Père Noël nous a fait la joie de nous donner du temps à partager avec Julia, ma fille aînée.

A son arrivée, quoi de mieux pour elle que de lui faire tout de suite profiter de Grand Lac Salé pour commencer à gérer son jetlag…

Pas la plus belle des lumières ce jour-là, mais un autre visage du Great Salt Lake.

Cliquer sur l’image ci-dessous pour en voir d’autres.20171222_155129

 

Retour en France – Retour en Utah

C’est drôle de se sentir rentrer chez soi deux fois, dans deux pays différents.

Et pourtant, c’est ce que nous vivons.

C’est ce que nous avons éprouvé en novembre, et ce que nous venons d’éprouver en février.

C’est curieux aussi de se sentir touriste dans son propre pays. Ci dessous, cliquer pour avoir quelques vues de Paris d’un touriste franco-américain.

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9 décembre 2017 Naissance du petit Tobias

Il est des jours comme ça qui restent gravés à jamais.

Comme ce jour-là.

Ma fille Marion qui devient maman à son tour. Son homme, notre cher Tarciso, qui devient papa. Et le petit Tobias, notre petit-fils.

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Par pudeur , je ne mettrai pas d’autres photos relatives au jeune Tobias, ni à sa famille. Par choix.

Par pudeur également, je tairai tous nos états d’âme à Linda et à moi-même, mais c’était un beau mélange de grands + et de grands -.

Heureusement le lac Utah était là, généreux, beau, accueillant et calmant. Le lac et des dizaines de lièvres. Est-ce que Tobias sera comme son papa et courra comme un lièvre ?

Cliquer sur l’image ci-dessous pour comprendre mieux ce que généreux, beau, accueillant et calmant peuvent vouloir dire.

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USA et le culte du héros – suite

Trois amis ont contribué au blog en commentant l’article. Je les en remercie grandement. Je mesure en les lisant combien je ne réalisais pas tout à fait l’importance pour chacun du mythe du héros. J’avais oublié la nécessité du héros pour chacun de nous et la multiplicité des héros : pour certains, Bruce Willis, pour d’autres Mère Térésa…

Merci pour ces versions complémentaires du « héros ». L’histoire et les histoires regorgent de héros. C’est dire si nous en avons besoin. Comme vous le dites, chacun de nous a besoin de s’identifier à un héros.

Dans ma classe, chez les filles, c’est Katniss Everdeen, l’héroïne des Hunger Games qui emporte le palme. Et elle peut être une véritable héroïne, fragile, forte, déterminée, en proie au doute, et vainqueur.
Un héros doit vaincre. Et Katniss est un vainqueur. Mais à quel prix…

Sans aucun doute, l’Histoire et le quotidien comptent bien davantage de gens fragiles et forts, déterminés et en proie au doute, qui auraient pu être des héros mais qui ont été broyés et vaincus.

Ce qui me semble important aussi, c’est que personne n’ignore le besoin humain de héros. Et on peut vouloir nous manipuler grâce à ces héros; il est tellement facile de nous fournir des héros bien arrangeants qui nous pressent de devenir comme eux, par les films, par la propagande. Il est important de se méfier de ces héros pré-fabriqués, ou trop magnifiés, encensés par le pouvoir ou l’industrie cinématographique.

Nous avons tous des livres fétiches, des livres fondateurs, des livres qui ont compté et qui comptent toujours dans notre vie; en ce qui me concerne, l’un d’entre eux s’appelle « Un homme véritable » de Boris Polevoï; l’histoire d’un aviateur soviétique, abattu, qui perd ses deux jambes et qui, a force de courage et de volonté, parviendra à repiloter, non seulement un avion, mais un avion de combat pour reprendre la lutte pour l’Union Soviétique. Clairement, ce livre était un livre de propagande, à la gloire de l’Homme Soviétique.
Néanmoins, l’histoire et le combat de cet homme ainsi que d’un autre homme rencontré à l’hôpital m’ont toujours fasciné. J’ai dû lire ce livre dans la bibliothèque de mon père à 14 ou 15 ans. Le côté propagande m’est clairement passé au-dessus; en revanche, le combat quotidien de ces deux hommes pour ne pas céder, pour conserver leur dignité m’ont énormément marqué. Par chance, je n’ai pas eu à affronter de douleurs physiques particulièrement horribles mais encore aujourd’hui ces deux hommes comptent pour moi dans leur lutte quotidienne.
Cet Alexeï Meressiev est toujours considéré comme un héros dans la Russie d’aujourd’hui. Comme un héros du peuple russe. Personnellement, je ne le vois pas comme ça, mais il est un de mes héros favoris.

Comme le disait Jean, la lecture peut nous faire rencontrer, lentement, des héros qui certes vaincront, mais souvent à un coût élevé, et toujours avec ce challenge : vaincre leur humanité.
Les contes jouent ce rôle aussi.

L’avantage des contes et des récits épiques, c’est qu’il y a tellement de héros qu’il n’y a que l’embarras du choix. Les contes et récits épiques sont les « supermarchés » du héros et ça c’est génial : il appartient à chacun de choisir, non pas AUQUEL, mais AUXQUELS s’identifier.

Une décision qui n’appartient qu’à chacun, qui peut varier avec le temps, l’âge qu’on a, les expéreinces qu’on a traversé. VIVE LA LIBERTE.

 

Retour en Utah

Il neige.

Beaucoup.

Nous revenons de France. Où il neigeait aussi. Au moins à Paris.

Est-ce qu’il est possible d’avoir le cœur à deux endroits à la fois ?

Oui.

La France nous manque. Les gens aimés nous manquent. En particulier le petit Tobias, notre petit-fils, qui a maintenant 2 mois et qui est un amour de petit garçon. Mais pas que lui, loin s’en faut.

Et ce pays nous a manqué aussi. Ici aussi, nous aimons des gens, qui nous ont manqué et qui nous manqueront.

C’est plus comme avant

Mon bon Monsieur, alors si maintenant ils changent même l’ordre des saisons.

Il a encore neigé cette nuit.

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Nous avions cru au printemps revenu, après un été qui avait duré jusqu’au mois de novembre…

Même ce samedi de mi février pouvait encore nous y faire croire.

Curieux !

Dans un pays où les gens ne veulent surtout rien changer à rien, le printemps vient cette année AVANT l’hiver…

Short News

Cela fait longtemps que je n’ai rien publié.

Certains d’entre vous s’en inquiètent.

C’est sympa.

En fait nous somme submergés par le travail. Nous avons matière à vous tenir au courant de nos impressions, de nos périples, mais le temps manque.

Durement

Ca ira mieux.

Amitiés à chacun.

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Retour en Utah

Après un nouveau petit passage à Paris, le temps d’apprécier encore la fin de grossesse de Marion et le temps passé avec Tarciso, Julia et Fanny, nous repartons.

Là encore vol sans histoire.

Juste la fin, étrange elle aussi.

Nous sommes presqu’arrivés. Voilà que nous survolons les coins que nous avons parcourus.

Au loin Bear Lake sur la route du retour de Yellowstone.

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Juste au-dessous de nous, Brigham à proximité du Refuge des oiseaux et le petit lac, c’est Mantua.

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Au loin, le Refuge des oiseaux.

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Et puis voilà Antelop Island. Je tente d’apercevoir les Bisons mais peine perdue. Ils sont trop petits vus de là-haut.

Et puis le voilà : le Grand Lac Salé, avec la plage que nous affectionnons tant, Magna, la mine de cuivre…

Et la vallée de Salt Lake.

Depuis que nous reconnaissons les lieux connus, nous avons le sourire aux lèvres : c’est étrange, mais nous rentrons chez nous.

Dernières surprises, la neige promise n’est pas au rendez-vous; il fait très bon et mon collègue George qui devait venir nous chercher n’est pas là. Nous l’appelons en vain.

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Nous finissons par commander un Uber.

Ce n’est pas de la faute de George mais de la mienne. A l’aller, nous sommes partis un mercredi, arrivés un jeudi et j’ai gardé le schéma dans ma tête. Je lui ai demandé de venir nous chercher vendredi.

Sauf que nous sommes partis pour le retour un jeudi en fin de matinée et qu’à l’arrivée nous sommes toujours un jeudi, décalage horaire oblige…

Je finis par m’en rendre compte et rassurer George, il se demandait s’il n’avait pas fait une erreur…

Une fois rentrés, il fait encore très bon et très beau; à l’horloge de Salt Lake, il est 5h00 de l’après-midi, nous allons nous promener. Le seul problème, c’est que pour notre corps, il est 1h00 du matin…

3ème étape Montpellier et Alès

Nous apportons notre soutien à la SNCF et au TGV. Mais c’est super. Ca va vite.

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Là aussi, nous revoyons la famille. Nous fêtons l’anniversaire du papa de Linda.

De beaux échanges. Le temps des retrouvailles. Le temps du bonheur.

Quand nous allons à Montpellier, je ne cesse de penser à mon collègue américain, George et sa femme Mindy. Ils aimeraient venir en France. J’adorerais les y recevoir. Et à chaque lieu, je me dis : « ils aimeraient ça… »

 

2ème étape Chambéry

Nous dormons à Boussy et nous revenons le matin sur Chambéry. La lumière est belle.

Je visite des amis et nous passons par l’école du Château. Les enfants et les collègues n’y croient pas; la nouvelle directrice a gardé secrète ma visite. Je revois mes chères collègues.

Les enfants renouent avec nos complicités : ils me demandent où j’ai mis ma baguette magique, ma tronçonneuse, si j’ai apporté des cacahuètes et surtout, ils crient en choeur,: « Une histoire, une histoire, une histoire !  »

Du coup nous revenons le lendemain et je raconte une histoire à toute l’école, comme les années précédentes. Très content et très contents.

Mais Chambéry, c’est d’abord et avant tout ma maman, à l’Ehpad des Charmilles.

J’ai appris le jour de notre départ qu’elle était acceptée à l’Ehpad. Du coup Mimi, mon frère a dû s’occuper de tout.

Elle est en sécurité dans cette maison mais elle a fortement baissé.

Nous voyons aussi les amis conteurs. Belles soirées d’échanges et de retrouvailles.

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