En route pour le sud

Enfin les vacances de novembre.

L’occasion de descendre dans le sud de l’Utah et d’aller enfin voir les lieux mythiques.

1ère étape, dans quoi allons nous dormir ?

Nous avions opté d’abord pour un gigantesque camping car Fedex à 3 remorques tirées par un puissant truck.

C’aurait été génial: une remorque pour chacun et une pour la vie commune.

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On nous a vite fait remarquer que ce n’était ni discret, ni approprié.

D’autant plus que dans notre direction se trouve Scipio et son aire pour routiers et que c’est là qu’ils permutent les camions : certains viennent du sud, de Las Vegas par exemple, d’autres du nord, de l’Idaho par exemple aussi.

Quant ils arrivent là, ils échangent leurs remorques et ils repartent avec une nouvelle cargaison vers leur lieu d’habitation.

Génial pour tout le monde : les gars rentrent chez eux et dorment à la maison; la marchandise transite dans la journée; pas besoin de la pause légale de 10h00 sans conduite après je ne sais combien d’heures de route; moins besoin de chauffeurs; pas besoin de les indemniser.

Cool

Nous aurions risqué des ennuis avec ce type de véhicule pour camper et franchement sur les routes que nous avons prises parfois, ce n’était pas adapté.

Du coup nous avons opté pour le RV (Recreational Vehicule) que nous appelons camping car et qu’eux dénomment parfois Motorhome mais plus généralement RV (prononcer arrre viiii).

Un véhicule imposant, au moteur hyper puissant et à l’appétit insatiable mais parfait pour ce genre d’équipée.

Quelques petits ennuis de débutants sans importance que nous passerons sous silence avec des loueurs très antipathiques et pas très professionnels amis dans l’ensemble très contents.

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Petite nuit en pirates sur le parking de Walmart de St George Utah.

Franchement ç’aurait été très compliqué avec les trois remorques Fedex…

Et encore moins discret.

 

 

La Camping Car

Son petit nom, c’est « Old Lady ».

Elle est quand même de 2005 cette Chrysler Pacifica. Comme toutes les voitures ici ou presque, elle possède une boîte de vitesse automatique.

Je sais en France, c’est très décrié. Et surtout ça coûte cher.

Et ben on s’y fait.

Je ne sais pas si c’est que nous habitons dans un coin spécial, mais les gens sont plutôt cool au volant. Ils ne respectent pas strictement la limitation de vitesse; ils considèrent que 5 miles au-dessus, c’est tolérable, et toléré, mais globalement ils sont, dans notre coin d’Amérique, plutôt calmes.

Il y a bien des excités, mais ils sont relativement rares, et plutôt urbains.

Dans le parc de Yellowstone, un respect des règles impressionnant. Des grandes lignes droites où un furieux, excédé par la « lenteur » de notre Old Lady respectant les limitations, pourrait être tenté de dépasser en trombe, et bien pas du tout.

Chacun prend « son bien » en patience. Nous sommes tous à Yellowstone et chanceux d’y être.

Et puis voilà que nous nous installons dans un campground (« camping » utilisé comme nom commun n’est pas valide ici.)

Et d’un coup, je me souviens de livres d’enfance : les Mahuzier au Canada que j’ai lu quand j’avais une dizaine d’année. Eux voyageaient dans un car aménagé en maison roulante; déjà un RV. ( Pour ceux que ça intéresse, je ferai un petit article sur les Mahuzier.)

Et voilà que nous sommes voisins avec un RV (Recrational Vehicle). Tout confort. Air conditionné. Tout à l’égoût…

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Super parce que du coup, nous ne souffrons pas de la concurrence pour la douche. Les occupants de ces véhicules ont leur propre douche. Et pour les amateurs et connaisseurs de camping-car, le tout à l’égoût intégré ça évite la cassette et la fameuse corvée de cassette…

Les amateurs et connaisseurs apprécieront !!!

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Alors, notre « Old Lady » à côté, elle fait petitoune, mais on y dort bien. Enfin relativement bien.

Nous avons acheté des sacs de couchage typiquement américains, prévus pour des géants et des énormes. Nous qui n’aimons pas être ligotés dans ces sacs, surtout les sarcophages, c’est génial.

Sinon, ne parlons pas des manipulations de matériels qui, du coffre, passent devant avant de dormir. En ce qui me concerne, petites crises de claustrophobie quand même et malheureusement, mauvaise position pendant le sommeil qui a occasionné un mal de cou qui perdure toujours. (Mais ne perdons aucune occasion de peaufiner notre anglais et notre connaissance du monde américain, je fréquente du coup… un chiropractic.)

J’avais d’abord téléphoné à un osthéopathe qui m’avait répondu qu’il ne s’occupait pas du cou. Nous sommes aux Etats Unis. Le pays du monde où les avocats gagnent le mieux leur vie. Il ne me l’a pas dit, mais le cou, … »trop dangereux »; trop de risques; pour LUI. mais comme c’est là que j’avais mal, j’ai jugé préférable qu’il ne s’occupe pas de mon petit doigt, qui allait très bien, même s’il ne présentait aucun risque pour le praticien.

Le chiropractor est super. Compétent. C’est ce qui m’importe le plus. Et sympa. Néanmoins j’ai dû signer une rafale de clauses le garantissant de tout ce que je pourrais intenter contre lui.

Mais, mais, mais… il s’occupe de mon cou !

Et ça va mieux !

La famille Mahuzier

A la rencontre des grands espaces américains, et notamment à Yellowstone, mon esprit a retrouvé des sensations de lecteur de la prime enfance, avec les aventures des Mahuzier, une famille vraiment pas banale.

 

Né en 1938, le Morinandais Yves Mahuzier est le sixième de neuf enfants (3 filles, 6 garçons) nés de « parents dotés d’une folie douce » : Albert et Janine Mahuzier. « Mon père » raconte Yves, « a toujours eu deux obsessions dans la vie : l’aventure et sa famille. Rien de bien étonnant si j’ai connu ma première expérience de camping dès l’âge de six mois avec pour lit une valise ! ».

 

Dans les années 50/60, le nom de Mahuzier était connu non seulement de nombreux français mais aussi de nombreux étrangers. C’était un nom qui faisait rêver au même titre que ceux de Frison Roche, Cousteau ou bien encore Paul-Emile Victor. Avec eux, il fut l’un des co-fondateurs de « Connaissance du Monde », un circuit de films-conférences qui irriguait et irrigue toujours la France.

« À Mahuzier, rien d’impossible »

Dans la famille Mahuzier, les réelles grandes aventures vont débuter en 1952, en Afrique, dans l’ex Congo Belge. Suivront l’Australie en 1955 et le Canada en 1957. « Comme chaque expédition se faisait avec la famille au grand complet, il y avait pour tous un cahier des charges à respecter. Il convenait d’abord de s’entraîner. Pour cela les gorges de l’Ardèche étaient le terrain idéal. Au programme de ces stages : marche, kayak, camping. Ensuite venait l’organisation minutieuse du voyage qui allait définir la répartition des tâches de chacun ».

Chez les Pygmées à 14 ans

« Alors, quand mon père a décidé de partir au Congo à bord de trois camionnettes Renault, tout était planifié. La première contenait le réfrigérateur, la deuxième transportait la caisse de sable pour la conservation des carottes qui tout au long du voyage allaient servir à la préparation de la soupe du petit dernier de la famille, mon frère Alain qui n’avait que 22 mois, et dans la troisième se trouvait une cantine contenant les livres scolaires dont mon frère François et moi-même avions la charge mais que nous nous arrangions toujours pour qu’elle soit tout au fond du coffre. Ainsi, nous avons pu échapper à pas mal de versions latines ! ».

En Afrique, en Australie, au Canada, la « tribu » Mahuzier ne s’y rendait pas pour y passer deux ou trois semaines, si bien que tous les enfants eurent un peu de retard dans leurs études, mais quelle chance ils ont eu d’avoir pu découvrir le monde de cette manière, d’apprendre la géographie grandeur nature, et de vivre avec des familles qui, bien que dans des environnements très différents sous des latitudes différentes, ont parfois des problèmes qui rejoignent un peu les nôtres. « Mon père disait à qui voulait l’entendre que nous étions une famille qui allait rendre visite à d’autres familles. Nous ne recherchions pas le luxe, loin s’en faut, ce qui faisait également dire à mon père que nous faisions des voyages de milliardaires avec des moyens de clochards ».

article en provenance de http://www.realahune.fr/vaccine-a-laventure/

 

« Les Mahuziers au Canada », un des livres qui m’a fait rêver, enfant.

Philippe Mahuzier

Jacqueline Mahuzier

Raoul Auger

ISBN : B0014U3S2C
Éditeur : ÉDITIONS G.P. SAINT-OUEN, IMPR. MAILLET ET CIE(30/11/-1)

Note moyenne : 4/5 (sur 1 notes)

Résumé :
Ils sont trois Mahuzier qui voguent vers les Amériques. « Trois seulement? » Nous devinons la déception des jeunes amis lecteurs qui, à travers la brousse africaine et le bush australien, ont suivi les aventures véridiques des onze membres de la famille Mahuzier. Qu’ils se rassurent cependant! En réalité, devant les difficultés de la situation familiale, papa Mahuzier a dû opter pour une nouvelle formule de voyage en deux épisodes : lui-même, en ce mois de mai 1957, s’est embarqué avec Jacqueline, sa fidèle secrétaire, et François; le trio d’avant-garde doit inventorier les beautés de l’Est canadien, et en particulier de la province canadienne française de Québec. Puis, en juillet, sept Mahuzier le retrouveront sur les bords du Saint-Laurent : maman, Philippe, Janine, Yves, Luc et Alain, auxquels se joindra Simone, la toute fraîche épouse de Philippe. L’équipe entreprendra alors, regroupée, la traversée est-ouest du continent nord-américain. C’est donc Jacqueline, promue historiographe du premier groupe, qui relatera les aventures de la première partie; puis elle cédera la plume à Philippe, qui rédigera la seconde partie du récit.
article en provenance de https://www.babelio.com/livres/Mahuzier-Les-Mahuzier-au-Canada/160360