DLI (Dual Language Immersion)

Le programme d’immersion en UTAH

Il existe depuis presque 10 ans je crois.

L’objectif est de former de jeunes américains dans deux langues. Leurs enseignants sont toujours deux; un américain et un autre dans la langue cible. A mi-temps sur chacune des deux classes qu’ils ont en charge.

En ce qui nous concerne, nous ne leur enseignons pas le français; nous leur enseignons EN français. Et ça fait une énorme différence parce que les attentes sur les contenus sont énormes. Nous leur apprenons des choses en français mais leurs tests sont en anglais. D’où la nécessité de travailler en étroite collaboration avec notre partenaire américain pour donner de la cohérence et renforcer nos apprentissages respectifs.

Les langues-cibles sont multiples; dans l’ordre d’importance en terme de choix par les familles : l’espagnol, le chinois, le français, le portugais, l’allemand, et pour la première année, le russe; avec en projet, l’arabe.

L’ambition est très grande: démarrer en Elementary School (du CP à la 6ème), poursuivre en Middle School (le collège) puis en High Scool (le lycée).

Ce programme concerne d’ores et déjà 40 000 élèves dans tout l’UTAH, plusieurs dizaines d’écoles et il s’en ouvre chaque année de nouvelles.

L’entrée dans ce genre d’école se fait sur demande des parents; il y a tellement de demandes que parfois, il faut attribuer les places par tirage au sort (Une pratique très courante ici; par exemple, pour certains spectacles très populaires, comme le stock-car où les pilotes percutent volontairement les autres véhicules, les réservation s’ouvrent en février pour une compétition en juillet et beaucoup de places sont tirées au sort).

Pour les parents, mettre leurs enfants dans le programme d’immersion est vécu comme une chance et un privilège.

Ce n’est donc pas un programme élitiste comme je le croyais; il peut y avoir tout type d’élèves dans les classes. Toutefois, chiffres à l’appui, les autorités savent que ce type de programme est celui qui favorise le plus TOUS les élèves; la raison est simple : les élèves sont confrontés au problème de la langue; ils sont stimulés encore plus que les autres et du coup ça profite à leurs apprentissages dans toutes les matières.

Evidemment, ça nécessite des enseignants capables de prendre en compte toutes les difficultés et c’est ce qu’on attend de nous.

Ce programme est tellement intéressant et probant que d’autres états commencent à s’y mettre et viennent chercher de l’expérience et du savoir-faire en UTAH.

C’est semble-t-il également, le plus économique; en effet, pour un volume horaire équivalent à la moitié du temps des enfants dans la langue cible, pas besoin d’embaucher des assistants ou de former des enseignants; il suffit de faire venir des enseignants, déjà formés par d’autres pays et de leur faire tenir un poste dans un établissement scolaire. Juste besoin de les former pendant une semaine à la spécificité de l’immersion. C’est un peu raccourci sans doute mais à peu de choses prêt, c’est ça. Beau calcul et beau résultat.

 

Idyllique n’est-ce pas ? Pas tout à fait… Mais ça fera l’objet d’un autre article.

Retour de formation

Waoooww !!!

Ca c’est de la formation !

 

D’abord nous n’y avons rencontré que des pointures, sauf une. Que des gens brillants, passionnés, engagés, avec la foi dans ce qu’ils font ET ce qu’ils nous demandent de faire.

Et pas des m’as-tu vu …

Pour dire, en fin de stage, je me suis retrouvé à table avec la Directrice du programme d’immersion pour la partie française, Georgia, une femme exceptionnelle et un homme que j’avais aperçu mais dont je ne savais pas qui il était.

Tranquillement, à l’américaine, je lui demande « Who are you ? ». C’était tout simplement le Grand Directeur de tout le programme d’immersion de l’Utah. Le big boss de tout le monde. Sans costume trois pièces. Sans un aréopage de gens le courtisant.

Et ça c’est l’Amérique aussi, cet homme est né à Mexico. Et il est devenu The Boss. Tout comme d’autres Directrices des sous-programmes nées aux Philippines ou au Honduras. Ici, les gens de valeurs peuvent faire leur chemin… parfois. (je ne sais pas tout de l’Amérique et « ce n’est pas l’Amérique » partout.)

 

Pour revenir à la formation sur l’immersion, l’ambition est haute mais les formateurs tellement excellents qu’il est vraiment difficile de dire NON à ce qu’ils proposent.

Linda et moi, sommes expérimentés. Cependant, il faut ajouter à nos compétences d’autres savoir-faire, nombreux, spécifiques à l’immersion.

Beaucoup de travail en perspective.

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