Le refuge des oiseaux – Nouvelle tentative

2 décembre 2017

On nous l’avait promis : mi novembre, les oiseaux seraient là par milliers.

Nous sommes donc retournés au Bear River Migratory Bird Refuge.

Et ben c’était peut être vrai d’autres années, mais pas celle-là. Le Président a pris la décision que le Global Warming, le réchauffement climatique, n’était que pure invention, mais certains doivent s’acharner à fabriquer le contraire.

C’est pas bien.

En tout cas, ils ne sont pas là.

Les chasseurs oui. Mais pas les oiseaux.

Toujours intéressant de discuter avec les chasseurs. Discutant avec eux du foie gras d’oie en voyant les quelques oies sauvages qui nous survolent, nous apprenons qu’ils ne consomment pas les abats.

Nous aurions dû nous méfier. Croyant faire plaisir à nos amis américains, nous leur avons présenté à Noël du foie gras; ils ont tordu le nez. Du foie ? Pouahhh !!!

La migration a peut-être fini par avoir lieu avec l’arrivée du froid vers Noël 2017. Nous n’en avons rien su.

En cliquant sur cette image, quelques vues de la réserve déserte. En cliquant sur le lien bleu ci-dessus, quelques explications sur la réserve.

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Mantua – le Speed Trap

Un village des confins comme il doit y en avoir des milliers. Près de la frontière avec le Wyoming et l’Idaho. C’était début octobre. Il faisait encore très bon.

Rien de particulier, si ce n’est ce lac réservoir.

Un village fondé par les Mormons en 1863 avec essentiellement des colons danois.

La population n’a que peu évolué depuis ce temps : 187 au tout début, 687 en 2010 au dernier recensement.

Mais Mantua est connue. Et même renommée comme a Speed Trap. Entendez un piège à contraventions. L’Hiway qui passe à proximité voit la vitesse limite autorisée brusquement chuter parce qu’on se rapproche de l’agglomération et BING !

Contrairement à la France, les contraventions (Fines en anglais) profitent à l’agglomération; en 2014, à Mantua, pas moins de 2100 traffic tickets (amendes pour excès de vitesse),  pour un montant approximatif de 220 000 $, soit un peu plus du tiers du revenu de la ville. Pas mal.

Cette pratique du Speed Trap est vraiment courante en zone rurale depuis longtemps et il n’est pas rare que des polémiques éclatent parce que les policiers, au lieu de se tenir en ville pour protéger la population des chauffards, s’installent en rase campagne et se dissimulent derrière les buissons pour alimenter le tiroir caisse de la ville.

Ici, tout est business et bon to make money, pour faire de l’argent.

Et tout est bon pour les passe-droit.

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Dans les années 60, The Automobile Association avait développé une sorte de code avec les officiers de police. Ceux-ci saluaient ostensiblement les automobilistes qui arboraient le sigle de l’Automobile Club mais ne portaient pas la main à leur casquette quand il y avait un contrôle de vitesse un peu plus loin.

Astucieux !

Autre pratique dans ce pays hautement puritain, le fait d’exprimer des regrets pouvait, (peut ?) conduire à une réduction substantielle de l’amende.

Enfin, un certain Kevin Richardson avait proposé l’idée de récompenser les automobilistes respectueux avec un système de loterie alimenté par les amendes des excès de vitesse. Bien que testé à Stocholm en Suède en 2010, ce sytème n’a pas reçu l’adhésion des municipalités américaines, notamment des communes rurales…

Gageons qu’en France, l’Etat n’y souscrirait pas non plus.

Le refuge des oiseaux migrateurs – Bear River Migratory Bird Refuge

C’était le 7 octobre. Nous croyions y être en retard.

Nous y étions trop en avance.

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Les oiseaux n’ont pas encore migré. Nous voyons bien passer des vols d’oies sauvages du Canada, et même, ce que j’avais pris pour des cigognes, des vols de centaines de pélicans.

Toutefois la migration, si elle a commencé n’est pas arrivée jusqu’ici. Ce qui est trompeur ici, c’est l’altitude : nous sommes aux alentours de 1500 m mais à la latitude de Naples ou Madrid.

ET même si les températures ont bien baissé, il fait encore bon, parfois.

Bref, les oiseaux ne sont pas encore là.

Quelques spécimens sont malgré tout présents, sans doute payés par le Bear River Migratory Bird Refuge pour donner le change.

Nous nous remplissons néanmoins de vastitude. C’est aussi le paradis des chasseurs de canards qui vont tant à pied qu’en barque hydro ou aéro-pulsées.

Ils nous disent que le gros de la migration aura lieu fin octobre, voire fin novembre début décembre. Il y aura alors des centaines d’oiseaux, des milliers d’oiseaux.

L’endroit sera alors un havre. Le Bear River Migratory Bird Refuge.

Nous reviendrons.